L’ACDFL prend des mesures pour réduire les pertes et le gaspillage alimentaires
Le 24 juin 2026, Ottawa, Ontario – L’Association canadienne de la distribution de fruits et légumes (ACDFL) propose une réponse coordonnée et sectorielle aux pertes et au gaspillage alimentaires, axée sur des politiques pratiques, la collaboration avec le secteur et des investissements ciblés afin de libérer de la valeur environnementale et économique dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement des fruits et légumes frais du Canada.
« Les pertes et le gaspillage alimentaires sont l’un des défis les plus complexes auxquels notre secteur est confronté, mais constituent aussi l’une de ses plus grandes possibilités, a déclaré Ron Lemaire, président de l’ACDFL. La collaboration entre le secteur et le gouvernement nous permettra de réduire le gaspillage, de libérer de la valeur et de renforcer la compétitivité et la résilience du secteur des fruits et légumes frais du Canada. »
Grâce à une série d’initiatives récentes, l’ACDFL renforce la base de données probantes, met en valeur le leadership du secteur et réunit les parties prenantes pour mieux mesurer, réduire et récupérer la valeur des pertes et du gaspillage alimentaires.
L’analyse des nouveaux systèmes met en lumière l’envergure et les possibilités
En avril 2026, l’ACDFL a publié son rapport réservé aux membres, A Systems Analysis of Food Loss and Waste in Canada’s Produce Sector, qui examine les pertes et le gaspillage alimentaires dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Le rapport souligne que près de la moitié des aliments produits au Canada sont perdus ou gaspillés annuellement, les fruits et légumes frais étant particulièrement touchés, et qu’environ 41,7 % de ces pertes sont potentiellement comestibles et récupérables.
« Trop souvent, les pertes et le gaspillage alimentaires ne sont envisagés que sous l’angle environnemental, a ajouté M. Lemaire. Notre travail montre clairement qu’il s’agit aussi d’une inefficacité économique à l’échelle du système, qui affecte le rendement commercial, l’accessibilité des aliments et la durabilité à long terme de notre secteur. »
L’analyse cerne les principaux facteurs, notamment la périssabilité, la complexité de la chaîne d’approvisionnement, les normes esthétiques et le comportement des consommateurs, et met en évidence des priorités comme des mesures normalisées, des investissements dans la chaîne du froid, l’innovation et une harmonisation accrue des politiques.
De l’information à l’action : faire valoir le leadership du secteur
Pour promouvoir les pratiques exemplaires, l’ACDFL a lancé sa première série d’outils d’utilisation des pertes, qui met en lumière des solutions pratiques déjà en cours, notamment la gestion des surplus, des partenariats avec les organismes de récupération d’aliments et les entreprises de transformation, des investissements en logistique et en emballage, la prolongation de la durée de conservation et le développement de marchés de rechange pour les fruits et légumes excédentaires et « imparfaits ».
Améliorer le dialogue : créer des conditions propices à la création de valeur
L’ACDFL a également élargi son engagement en diffusant son balado Food Loss and Waste Business Session sur les pertes et le gaspillage alimentaires, produit lors de l’Expo-congrès de 2026 à Toronto, qui se penche sur les conditions nécessaires pour accroître la valeur économique des pertes et du gaspillage alimentaires, notamment l’harmonisation des politiques et de la réglementation, les réalités opérationnelles des systèmes de récupération et de redistribution des aliments, l’économie de la chaîne de valeur et les marchés viables pour les fruits et légumes excédentaires.
« Ce que nous avons clairement entendu de toute la chaîne de valeur, c’est que les solutions existent, mais qu’elles ont besoin de conditions adéquates pour évoluer, a fait remarquer M. Lemaire. Il faut donc harmoniser les politiques, les infrastructures et les mesures incitatives du marché avec les réalités de produits hautement périssables. »
Appel à une action politique concrète et coordonnée
S’appuyant sur ce travail, l’ACDFL demande une collaboration accrue entre le secteur et les gouvernements afin de trouver des solutions évolutives axées sur l’impact. Les domaines prioritaires comprennent des cadres normalisés de mesures et de rapports, des investissements dans la chaîne du froid, l’entreposage et les infrastructures logistiques, des mesures incitatives bonifiées pour le don d’aliments, la redistribution et la transformation à valeur ajoutée, l’harmonisation de l’étiquetage lié aux dates, l’éducation des consommateurs et des politiques qui reconnaissent le rôle de l’emballage et de l’innovation dans la réduction des pertes.
Prochaines étapes : des solutions à l’échelle du secteur
L’ACDFL continuera de collaborer étroitement avec ses membres et ses partenaires pour approfondir la collecte et la mise en commun des pratiques exemplaires et des cas d’utilisation du secteur, tout en soutenant des projets pilotes qui mettent en évidence des solutions pour atténuer les pertes et le gaspillage alimentaires et pour en récupérer la valeur. Elle renforcera également la collaboration entre les acteurs du secteur, les gouvernements et les fournisseurs de solutions, et fera progresser les efforts ciblés de défense des intérêts afin d’obtenir le soutien nécessaire pour maximiser la valeur des fruits et légumes frais excédentaires.
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